Arsenal revient de loin cet après-midi après un match haletant contre Portsmouth. Les Gunners étaient menés 2-0 (buts de Pamarot et Taylor) sur leur pelouse pour obtenir héroïquement le match nul 2-2 (but d'Adebayor et égalisation de Gilberto), dans une ambiance digne des grands matchs. Tout n'a pas été si rose, surtout en première période.
Les 45 premières minutes sont caractéristiques d'une équipe qui depuis près de 3 semaines dispute un match tous les 3 jours et quels matchs : Tottenham, Porto, Chelsea et Wigan mercredi. C'est sans surprise que l'on voit des Gunners lents, sans créativité, sans détermination et surtout sans volonté de mettre Portsmouth sous pression. Pire encore, ce sont ces mêmes Gunners qui sont tous proches d'inscrire le premier but de la rencontre 3 minutes seulement après le coup d'envoi sur un tête à bout portant de Van Persie mais James effectue un arrêt incroyable.
Le premier remplacement est aussi précoce avec une blessure inattendue de Ljungberg après 8 minutes de jeu. Il cède sa place à Walcott. Le suédois ratera toute la période de Noël selon le physiothérapeute : son absence ne se fera pas sentir tant il est sur la pente descendante et qu'il n'apporte plus grand-chose à l'équipe.
22 minutes de jeu et 72% de possession de balle, cela en dit long sur la domination d'Arsenal qui ne se concrétise pas à la 24ème minute : Fabregas adresse un tir vicieux en direction des cages de James qui ne capte pas le ballon. Van Persie suit bien l'action mais échoue juste devant les buts. On commence à se dire que ce match est encore un de ceux que l'on redoute le plus : dominer, rater les occasions et encaisser les buts.
Ceci ne tarde pas à se vérifier avec une longue période d'ennui où Arsenal ne propose plus rien, Portsmouth se satisfait de ce faux-rythme et en profite même durant la minute de temps additionnel. Coup franc pour les coéquipiers de Campbell, qui échoue sur le poteau droit de Lehmann. La défense ne réagit pas et Pamarot est présent au rebond pour convertir la seule occasion de Portsmouth en but. Arsenal paye le prix de son manque de détermination et de réalisme. Coup dur juste avant de rentrer aux vestiaires.
De retour en deuxième période, nul doute que les intentions des Gunners sont bonnes mais la naïveté défensive et le manque de concentration ont raison d'eux. 2 minutes après le coup de sifflet Taylor inscrit ce qui est encore une fois un superbe but : une reprise de volley somptueuse que Lehmann voit passer au dessus de lui. 2-0, le scénario est véritablement ubuesque. On se dit qu'Arsenal ne reviendra pas, sauf miracle.
Même Arsène Wenger semble dépité. Il décide d'agir et sort le transparent Aliadière pour celui qui est devenu l'idole de tout un stade : Emmanuel Adebayor. Le togolais est au sommet de son art et l'Emirates Stadium le sait. Une minute pour obtenir une première action dangereuse et 3 seulement pour marquer et réduire le score sur une superbe descente de Walcott sur le côté droit. Le stade est en ébullition et Arsenal pousse encore pour égaliser seulement 2 minutes plus tard : Touré envoie un missile sur James qui repousse sur Adebayor. Le togolais centre pour Walcott mais son ballon est dévié. C'est finalement Gilberto qui en hérite et qui n'hésite pas à convertir en but égalisateur. Deux buts en deux minutes, c'est superbe et c'est Adebayor qui a apporté ce grain de folie au match.
Arsenal est méconnaissable par rapport à l'équipe qui perdait 2-0 quelques minutes plus tôt. On retrouve le jeu flamboyant des Gunners avec une attaque de Hleb à la 69ème minute et une occasion immanquable de Van Persie qui emmène royalement Campbell dans son dribble mais échoue dans l'acte final (70ème minute).
Hleb retente 2 minutes plus tard et c'est au tour de Walcott de voir son tir capté. Gilberto est lui tout proche d'offrir la victoire à ses coéquipiers à la 82ème minute et Flamini entré à la place d'Eboué pouvait aussi y prétendre si son tir du gauche était moins enveloppé.
Pour Arsène Wenger ce résultat est un bon match nul car nous revenons de loin et nous sommes dans un état de fatigue avancé. C'est dommage que les Gunners courent toujours après le score car nous voudrions que cette énergie soit présente sans le fardeau du retard à rattraper. C'est dit, cette saison est encore celle de l'apprentissage et de la maturité. Cette équipe a de grandes qualités, sans aucun doute et une victoire en fin de match n'aurait pas été imméritée. Pour le coach il reste juste à apprendre à être consistant. C'est entièrement vrai.
Les buts:
0-1 Pamarot
0-2 Taylor
1-2 Adebayor
2-2 Gilberto
Les 45 premières minutes sont caractéristiques d'une équipe qui depuis près de 3 semaines dispute un match tous les 3 jours et quels matchs : Tottenham, Porto, Chelsea et Wigan mercredi. C'est sans surprise que l'on voit des Gunners lents, sans créativité, sans détermination et surtout sans volonté de mettre Portsmouth sous pression. Pire encore, ce sont ces mêmes Gunners qui sont tous proches d'inscrire le premier but de la rencontre 3 minutes seulement après le coup d'envoi sur un tête à bout portant de Van Persie mais James effectue un arrêt incroyable.
Le premier remplacement est aussi précoce avec une blessure inattendue de Ljungberg après 8 minutes de jeu. Il cède sa place à Walcott. Le suédois ratera toute la période de Noël selon le physiothérapeute : son absence ne se fera pas sentir tant il est sur la pente descendante et qu'il n'apporte plus grand-chose à l'équipe.
22 minutes de jeu et 72% de possession de balle, cela en dit long sur la domination d'Arsenal qui ne se concrétise pas à la 24ème minute : Fabregas adresse un tir vicieux en direction des cages de James qui ne capte pas le ballon. Van Persie suit bien l'action mais échoue juste devant les buts. On commence à se dire que ce match est encore un de ceux que l'on redoute le plus : dominer, rater les occasions et encaisser les buts.
Ceci ne tarde pas à se vérifier avec une longue période d'ennui où Arsenal ne propose plus rien, Portsmouth se satisfait de ce faux-rythme et en profite même durant la minute de temps additionnel. Coup franc pour les coéquipiers de Campbell, qui échoue sur le poteau droit de Lehmann. La défense ne réagit pas et Pamarot est présent au rebond pour convertir la seule occasion de Portsmouth en but. Arsenal paye le prix de son manque de détermination et de réalisme. Coup dur juste avant de rentrer aux vestiaires.
De retour en deuxième période, nul doute que les intentions des Gunners sont bonnes mais la naïveté défensive et le manque de concentration ont raison d'eux. 2 minutes après le coup de sifflet Taylor inscrit ce qui est encore une fois un superbe but : une reprise de volley somptueuse que Lehmann voit passer au dessus de lui. 2-0, le scénario est véritablement ubuesque. On se dit qu'Arsenal ne reviendra pas, sauf miracle.
Même Arsène Wenger semble dépité. Il décide d'agir et sort le transparent Aliadière pour celui qui est devenu l'idole de tout un stade : Emmanuel Adebayor. Le togolais est au sommet de son art et l'Emirates Stadium le sait. Une minute pour obtenir une première action dangereuse et 3 seulement pour marquer et réduire le score sur une superbe descente de Walcott sur le côté droit. Le stade est en ébullition et Arsenal pousse encore pour égaliser seulement 2 minutes plus tard : Touré envoie un missile sur James qui repousse sur Adebayor. Le togolais centre pour Walcott mais son ballon est dévié. C'est finalement Gilberto qui en hérite et qui n'hésite pas à convertir en but égalisateur. Deux buts en deux minutes, c'est superbe et c'est Adebayor qui a apporté ce grain de folie au match.
Arsenal est méconnaissable par rapport à l'équipe qui perdait 2-0 quelques minutes plus tôt. On retrouve le jeu flamboyant des Gunners avec une attaque de Hleb à la 69ème minute et une occasion immanquable de Van Persie qui emmène royalement Campbell dans son dribble mais échoue dans l'acte final (70ème minute).
Hleb retente 2 minutes plus tard et c'est au tour de Walcott de voir son tir capté. Gilberto est lui tout proche d'offrir la victoire à ses coéquipiers à la 82ème minute et Flamini entré à la place d'Eboué pouvait aussi y prétendre si son tir du gauche était moins enveloppé.
Pour Arsène Wenger ce résultat est un bon match nul car nous revenons de loin et nous sommes dans un état de fatigue avancé. C'est dommage que les Gunners courent toujours après le score car nous voudrions que cette énergie soit présente sans le fardeau du retard à rattraper. C'est dit, cette saison est encore celle de l'apprentissage et de la maturité. Cette équipe a de grandes qualités, sans aucun doute et une victoire en fin de match n'aurait pas été imméritée. Pour le coach il reste juste à apprendre à être consistant. C'est entièrement vrai.
Les buts:
0-1 Pamarot
0-2 Taylor
1-2 Adebayor
2-2 Gilberto


